Enfance en danger
Dans l'application de la loi du 5 mars 2007, un nouveau protocole de signalement de l'enfance en danger a été dernièrement signé par le président du Conseil général, le préfet, les procureurs de la République des TGI du département, l'inspecteur d'académie et les directeurs des Centres hospitaliers de Moulins, Vichy et Montluçon ainsi que des représentants des forces de l'ordre et de la protection judiciaire.
" La réforme de 2007 est fondamentale, indique le procureur Thierry Michaud, car elle fait basculer le rôle pivot de la justice sur le Département ". Révolution culturelle, le président du Conseil Général devient en effet l'interlocuteur unique, le chef de file de la protection de l'enfance. De plus, la loi de 2007 a fait évoluer la " notion de partage des informations " par delà celle du secret professionnel.
" L'Allier a souhaité conserver en grande partie le dispositif existant, souligne Marie-Françoise Lacarin, représentante du Conseil Général, à savoir l'orientation des informations en Unités territoriales d'action sociale (UTAS). Toutefois, conformément à la loi, une antenne centrale est créée au sein du pôle Promotion et protection enfance famille et santé ". Composée de trois personnes et dotée d'un numéro de téléphone et d'une adresse mail spécifiques, cette antenne sera chargée de recueillir, d'enregistrer et de transmettre les informations préoccupantes aux UTAS, d'être l'interface avec la justice et d'assurer l'information et l'orientation des appelants. " L'enfance en danger, c'est grave, déclare à son tour le préfet Pierre Monzani, il faut que l'information circule, ce n'est pas le secret qui compte, c'est le partage et je me réjouis que l'Allier soit, dans ce domaine comme dans d'autres, encore une fois à la pointe du progrès ".
P.-M.L.G.
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