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  PUY-DE-DOME HAUTE-VIENNE ALLIER
Edition du 03 / 09 / 2010
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» Article paru le : 13/01/2009
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Auto portrait : Le B.A. BA de la carrosserie


Sans la voiture, que serions nous ?… Plaisir, loisir, moyen de transport, outil de travail, objet de rêve : quelles que soient ses définitions, nous avons à cœur de l'entretenir. Sa carrosserie est un peu sa peau et demande les soins d'un professionnel : petite guide alphabétique du domaine du carrossier…


A comme Abc


On commence par l'Abc du sujet : :la carrosserie est l'enveloppe rigide d'une ma-chine, destinée à protéger les organes situés à l'intérieur. La carrosserie d'un véhicule protège les personnes et les éléments mécaniques des intempéries. Elle tire son nom des voitures hippomobiles - les carrosses -, dont les chevaux ont été remplacés par un moteur sur les véhicules modernes.
Tous les types de carrosseries automobiles ont conservé le nom d'origine du véhicule hippomobile correspondant. Certains tirent leur nom de leurs caractéristiques (coupé désigne un type de voiture dont la caisse a été raccourcie et le nombre de places réduit, cabriolet une voiture à capote rabattable), ou de leur utilisation (le break, du verbe to break, rompre, dresser, servait au dressage des chevaux et ensuite au transport d'objets et de personnes). D'autres tirent leur nom des régions connues pour leur fabrication de carrosses, comme berline pour Berlin, limousine pour la région de Limoges (si la limousine automobile est un véhicule de grand luxe, la limousine hippo-mobile était, elle, un véhicule utilitaire de livraisons), sedan pour la ville du même nom ; les landau et landaulet, de Landau, sont des types de carrosserie automobile disparus.


A comme ABS


L'Antiblockiersystem, abrégé en ABS (terme allemand que l'on peut traduire par " système anti-blocage a été conçu à l'origine pour aider le conducteur à conserver la maîtrise de son véhicule, dans le cas d'un freinage dans des conditions d'adhérence précaire (pluie, neige, verglas, gravier...) lorsque les roues se bloquent et que les pneumatiques glissent sur la chaussée.


A comme Aluminium


L'aluminium ne supplantera peut-être pas l'acier demain, mais il présente de sérieux avantages, d'abord un poids réduit, par exemple dans les capots, et l'absence de corro-sion. Au salon professionnel Équip Auto, on constate que le matériel spécifique à la réparation alu se développe beaucoup, ce qui laisse supposer que l'alu a un avenir prometteur.
L'aluminium intervient actuellement pour environ 65 kg dans le poids d'une automobile et son utilisation continue à se développer. Le gain de poids lié à l'emploi de ce matériau en est la principale motivation à cause de l'économie apportée sur la consommation de carburant.
Outre les considérations de prix, l'environnement est nettement favorisé par cette évolution du fait de la réduction des émissions de gaz d'échappement polluants. Cet aspect concerne évidemment la période d'usage du véhicule qui ne couvre pas la totalité des relations entre automobile et environnement.
Le cycle de vie d'une automobile est en effet constitué d'une succession d'étapes à partir de la fabrication de ses composants avant assemblage jusqu'aux modalités de traitement des véhicules hors d'usage. Nous évoquons dans cet article les consé-quences de l'emploi de l'aluminium pour l'environnement en prenant en compte toutes les phases de la vie d'une automobile.


A comme Assurances


Lorsqu'un client va faire sa déclaration d'accident chez son assureur, celui-ci va envoyer un dossier contenant tous les renseignements du sociétaire et de son véhicule à la fois chez l'expert et le réparateur via un réseau spécialisé.
Le client peut alors se présenter chez le réparateur qui va monter un dossier de la réparation à effectuer. Ce dossier contient divers renseignements administratifs, des photos du véhicule et un devis. Il va ensuite envoyer ce dossier chez l'expert qui va le valider...
Une fois la réparation terminée, le réparateur peut livrer le véhicule avant même de facturer, car il a reçu les papiers nécessaires au règlement.
En France, les principaux clients des carrossiers sont les assurances. Afin de réduire les coûts, les assureurs ont donc décidé de conventionner des réparateurs : ils ne payent directement que les réparateurs qu'il agrée. Le client devra faire l'avance du prix des réparations s'il va chez un réparateur non agréé.


B comme Banc


Lorsqu'un choc est important, il devient nécessaire d'utiliser un banc de redressage pour pourvoir effectuer une remise en ligne. Un banc de redressage est un châssis roulant, assez bas pour pouvoir se glisser sous un véhicule, et qui, une fois en place, se fixe aux bas de caisses de l'auto. Sur le banc de redressage, on fixe ensuite une pièce nommée équerre hydraulique, constituée de deux bras accrochés par une extrémité et munie d'un vérin. On accroche cette équerre avec une pince spéciale et des chaînes à l'endroit à redresser, on actionne le vérin, et on redresse ainsi le véhicule.


C comme Cuir


Les cabriolets sont à la mode et donc la capote fait partie intégrante de leur carros-serie. Pour retarder les effets dévastateurs du climat ambiant, une manipulation minutieuse et un entretien régulier de la capote (sans oublier son mécanisme) s'avèrent hautement recommandables. Mais, à terme, le remplacement de la toile finit par s'imposer comme une ardente nécessité. Une opération plus complexe qu'on ne l'imagine...
Ce genre d'intervention nécessite un réel savoir-faire professionnel et un coup de main sanctionné par l'expérience. Une expérience que revendiquent justement les selliers automobiles. Dans la plupart des cas, mieux vaut donc en passer par leurs services.
Or, Le travail du sellier ne peut se concevoir qu'après un traitement approfondi de la carrosserie et de la structure portante. Avant d'être regarni, le bac à capote nécessite un nettoyage approfondi et parfois une réfection complète des tôles de séparation. En général, la corrosion s'y développe rapidement, l'évacuation des eaux stagnantes étant souvent rendue difficile par l'obturation progressive des conduits d'évacuation…

D comme Débosselage


Redresser une pièce emboutie demande dextérité et savoir faire. Le redressage s'opère en plusieurs phases :
La dépose des éléments gênants (garniture de porte empêchant d'accéder à l'intérieur du panneau à redresser, un phare trop prés de la zone d'impact...).
La remise en ligne : on commence par redresser les arêtes de la pièce, afin de lui redonner une forme ressemblant à l'origine.
Le débosselage proprement dit : on redonne leur formes aux parties planes et galbées.
Le planage : Le planage consiste à retirer toutes les petites déformations sur l'en-semble de la zone déformée.
Depuis quelques années, le redressage a connu une petite révolution appelée "minispot". Il s'agit d'une centrale de soudure reliée à un pistolet lui-même muni d'un marteau à inertie. On soude la pointe du pistolet sur la pièce à redresser, et on actionne le marteau à inertie afin de sortir un creux. Cette technique évite les déformations trop importantes de la tôle et le démontage des intérieurs.


D comme DSP


Le "Débosselage Sans Peinture " est une technique de carrosserie dite " rapide " ou " tôlerie sous laque " qui requiert un savoir-faire tout à fait spécifique. Le DSP permet de limiter l'immobilisation d'un véhicule endommagé et évite masticage et peinture. Il permet de réparer plusieurs types de bosses sur les carrosseries des véhicules : coup de portière coup de caddie, projectiles (balle, caillou, pomme de pin, marron...) impacts et avaries dus à la grêle…
Le technicien redresse l'impact en exerçant de multiples pressions à l'arrière de la bosse jusqu'à la faire disparaître complètement. Il travaille au demi millimètre près à l'aide d'outils très spécifiques spécialement conçus pour ce travail.
Les avantages du " DSP " : temps d'intervention et temps d'immobilisation du véhicule très courts, conservation de la peinture d'origine, finition parfaite, plus faible coût de la réparation, procédé 100% écologique (sans emploi de produits chimiques, ni consommation d'énergie)…


E comme Electronique


L'électronique, de son côté, est très présente dans le domaine automobile. Cela a commencé par l'ABS, la climatisation et, depuis dix ans, on remarque un bond énorme. Sur un véhicule de gamme moyenne, on trouve limiteur de vitesse, allumage automatique des feux et essuie-glaces, et aide au freinage d'urgence.
Il existe un système prévient le conducteur lorsqu'il franchit la ligne continue. Il y a encore des pistes de progrès à creuser, comme l'aide électronique à la conduite. On n'en est pas encore à la voiture qui se conduira ou se réparera toute seule…


E comme ESP


L'ESP pour Electronic Stability Program (aussi appelé ESC pour Electronic Stability Control) est un équipement de sécurité active destiné à améliorer le contrôle de trajec-toire d'un véhicule automobile. L'ESP permet de corriger la trajectoire en agissant sur le système de freinage ainsi que sur l'armée des gaz. Son fonctionnement est simple ; le véhicule lors d'un virage pris à trop grande vitesse peut perdre de l'adhérence et, soit sous-virer (l'ESP rétablira le véhicule en donnant l'ordre de freiner la roue arrière inté-rieur), soit survirer (l'ESP rétablira le véhicule en donnant l'ordre de freiner la roue avant extérieure) Au besoin, l'ESP bloquera l'armée des gaz si le conducteur est trop optimiste.
Ces phénomènes sont décelés par des capteurs disséminés au niveau des trains roulants et de la direction.
Autre projet innovant, celui de GM, le V2V (Vehicle 2 Vehicle). Le V2V semble être le prochain candidat pour une révolution dans le domaine de la sécurité automobile. Après les assistance électroniques, les systèmes de navigation, l'étape suivante et de faire discuter les voitures entre elles afin de prévenir en amont des risques routiers.


M comme Marbre


Lorsque le choc est très important et qu'il a déformé le châssis (la structure) du véhicule, le carrossier a besoin d'un gabarit à l'échelle du véhicule pour le redresser. Il pourra ainsi remettre les points importants - appelés référentiels - de ce châssis aux côtes préconisées par le constructeur.
L'unité de mesure pour le marbre est le millimètre, l'écartement entre deux tourelles d'amortisseur s'exprime par exemple au millimètre près.
Ces points référentiels sont, par exemple, les points d'ancrage des amortisseurs sur la caisse, les points qui supportent le moteur ou le berceau moteur (pièce dans laquelle est ancré le moteur, elle est elle-même vissée au châssis) ou les points de référence des brancards ou longerons qui permettent de vérifier l'alignement de ceux-ci par rapport aux autres.
Un mécanicien démonte d'abord les pièces mécaniques nécessaires (demi-trains, train arriére ou moteur complet...) Puis le carrossier pose le véhicule sur un banc per-mettant à la fois de vérifier l'alignement des points importants du châssis les uns par rapport aux autres et de les redresser si besoin est : c'est le marbre.
Il existe plusieurs sortes de marbres : le marbre universel, le marbre dit "poutre de mesure", le marbre laser…
Les marbres sont désormais tridimensionnels, même si les systèmes de gabarit existent toujours et sont plébiscités par certains constructeurs, notamment les Allemands.
Grâce à ces nouveaux marbres développés par Caroliner ou Celette, les mesures du véhicule sont calculées en positionnant un appareil en forme de guitare sur différents points de contrôle, définis par chaque constructeur.
Le résultat apparaît ensuite sur l'ordinateur et peut être imprimé, aussi bien avant la réparation qu'après. La tolérance est de 3 mm. Cela donne un recours par rapport à l'expertise, en cas de procédure judiciaire à posteriori. Le carrossier peut ainsi justifier de son travail avec cet outil.


M comme Mastiquage


Lorsqu'une pièce ne peut plus être redressée ou qu'une pièce plastique a un trou à combler, on fait appel à du mastic. Chaque type de surface (résine, plastic ou.. métal) a son type de mastic.
Toutes les pièces ne peuvent pas être mastiquées. Soit parce que c'est interdit par le constructeur comme c'est par exemple le cas du châssis ou des longerons, soit parce que techniquement, cela ne donne pas une réparation de qualité.
Les mastics dits "cellulosiques", séchant simplement à l'air libre sont aujourd'hui délaissés au profit de mastics "polyuréthanes, epoxy ou polyester", nécessitant un durcisseur.


P comme Peinture


Lorsque le mastic est poncé, on "l'adoucit", c'est-à-dire qu'on le re-ponce avec un grain fin.
On camoufle les parties à ne pas peindre, avec du papier, on dégraisse et on ap-plique un "apprêt". L'apprêt est un produit destiné à préparer les fonds à la peinture. Ce produit unifie les fonds, il est soit de couleur proche de la teinte de finition ou neutre et unie, il bouche les micro-défauts et les porosités du mastic et, une fois poncé, il reste parfaitement lisse. Les l'apprêt sont soit synthétiques, hydrodiluables ou polyuréthane (avec durcisseur).
Le peintre va démonter les petites pièces pouvant l'être aisément, comme les poi-gnées de portes ou les baguettes. Une fois l'apprêt poncé, il camoufle les pièces ne pouvant être déposées, dégraisse la pièce et la peint. Il existe également un procédé appelé, mouillé sur mouillé, donc sans ponçage. Cette technique est souvent utilisée dans les réparations rapides
Les peintures cellulosiques ou synthétiques sont des produits abandonnés depuis longtemps dans l'automobile.
Le peintre applique les couches selon les prescriptions du fabricant de peintures. Les laques dites brillant direct tout comme les bases solvantées à revenir, ne sont plus autorisées d'utilisation, dans les ateliers de carrosserie automobile au 1er janvier 2009.
Les bases mat solvantées d'un COV de plus de 420, c'est-à-dire très diluées avec un produit à base de diluant sont interdites à l'importation, à la fabrication en France donc à la vente depuis le 31 décembre 2007. Elles sont aujourd'hui remplacées par des peintures hydrosolubles, tout autant performantes et moins néfastes pour la santé et l'environnement. Les peintures nacrées ou métallisées sont des finitions revernies.


P comme Peinture et Laques


La peinture des automobiles, essentiellement des carrosseries ou des coques, doit protéger et décorer le véhicule. La protection est nécessaire vis-à-vis des agents at-mosphériques, chimiques ou mécaniques (oxydation, action des carburants, lubrifiants et produits de combustion, poussières, chocs, etc.), et la décoration a un bût esthétique et fonctionnel.
Cette double exigence doit se traduire par la mise au point de produits de haute qualité, possédant des caractéristiques spéciales d'adhérence, d'aspect et de durabilité, ainsi que par des techniques de mise en oeuvre appropriées. L'évolution des produits et des méthodes de peinture a été, depuis les origines de l'automobile, considérable.
Les laques synthétiques utilisées de nos jours, en particulier pour les fabrications en grande série, présentent plusieurs avantages : grand pouvoir couvrant, nombre de couches réduit; brillance immédiate sans polissage spécial, séchage accéléré par exposition aux rayonnements infrarouges, souplesse et adhérence supérieures…
Les peintures modernes ont fait également des progrès : grande homogénéité et stabilisation de la diffusion du pigment ; facilité de projection ; grande adhérence ; stabilité de la teinte ; conservation de l'éclat ; résistance mécanique aux chocs et aux produits de lavage.


P comme Peinture à l'eau


Principal aspect négatif des peintures traditionnelles, les émissions de solvants (composés organiques volatils) dans l'atmosphère sont sévèrement réglementées et fortement combattues. Les industriels se tournent maintenant vers des peintures plus respectueuses de l'environnement pour traiter leurs pièces mécaniques et plastiques.
Les voitures neuves sont désormais peintes en hydrosolubles ou hydrodiluables, des peintures à l'eau qui génèrent peu d'émissions de solvants, ce qui est important pour la santé des utilisateurs.
Ces produits sont employés depuis cinq ans. Les temps de séchage sont plus longs que les peintures solvantées. Pour les réduire, soit la cabine de peinture doit monter plus vite en température, soit on peut adjoindre une soufflette à dépression Venturi. Celle-ci est utilisée uniquement pour un raccord, pas pour une peinture complète.
On compte actuellement trois catégories de peintures contenant peu ou pas de sol-vant organique : les peintures en phase aqueuse (hydrosolubles et hydrodiluables), les peintures à haut extrait sec et les peintures en poudre thermodurcissable.
Aujourd'hui les cabines de peintures sont équipées d'une très bonne ventilation. Pour un bon entretien les filtres doivent être changés régulièrement.
En Allemagne, Reiter a développé des cabines de peintures équipées de filtres secs multiples à nettoyage automatique. Le procédé nommé Relas ne consomme ni eau, ni floculant, ni antibactéricide et autres produits chimiques. Un autre procédé, actuellement en phase de développement avancé récupère l'overspray liquide, et permet d'envisager son recyclage dans l'installation de peinture. En France, c'est la Société Métallerie du Sud Lorrain, à Hymont dans les Vosges, qui à l'exclusivité de la revente du procédé.


P comme Plastiques


En dehors de leur emploi à grande échelle dans les pare-chocs, environ 5000 tonnes de matières plastiques ont été utilisées en l'an 2000 en Europe pour la fabrication de pièces de carrosserie. Ce chiffre (source : Bayer) devrait passer à environ 38 000 tonnes d'ici 2013 grâce à de nouveaux domaines d'emploi et à des matériaux optimisés pour des applications désormais traditionnelles (comme les ailes, les portes latérales, les pièces sous capot…).
Placé au cœur d'un paysage économique en mutation, l'industrie automobile se trouve à un moment clé de son histoire. Elle doit répondre au défi de la productivité et de la mondialisation; elle doit aussi anticiper l'évolution de la conception de la voiture particulière et de son usage.
L'utilisation optimale des matériaux plastiques dans la construction automobile est peut-être une des clés du problème. En effet, le développement des plastiques a pris un nouvel essor dans les années 80 et les applications actuellement réalisées ne sont que les prémices de ce qui pourra constituer l'automobile du futur.
Le futur ? : réaliser des pièces de carrosserie teintées dans la masse. Les travaux visent à améliorer la fidélité de reproduction du coloris, la tenue du brillant, la stabilité aux intempéries et la résistance à la rayure. Les systèmes doivent être optimisés afin de rendre les lignes de soudure invisibles. L'application d'une couche colorée intermédiaire lors de la mise en peinture serait ainsi supprimée. Il suffirait alors d'appliquer sur les pièces une dernière couche protectrice de vernis transparent, ce qui représenterait un double bénéfice pour la première monte : baisse des coûts de mise en peinture et réduction des émissions de solvants.
On voit fréquemment aussi des ailes et capots en plastique qui retrouvent leur forme lors d'un petit choc. Ces matériaux composites sont apparus au début des années 80, avec les hayons et capots de BX, par exemple, qui étaient en thermo-durciçables, ma-tériau qui tend à disparaître au profit des thermo-plastiques.
Les thermoplastiques se déforment et sont façonnables sous l'action de la chaleur, gardent cette forme en refroidissant. Cette propriété permet leur recyclage : les objets sont broyés et refondus pour en élaborer d'autres.
Les plus répandus sont le polychlorure de vinyle, le polystyrène (jouets, ustensiles de cuisine, etc.), les acryliques, les polyamides, les polyoléfines (polypropylène, polyéthylène haute ou basse densité).

R comme Rayures


Si repeindre un élément de carrosserie ou, à plus forte raison, une carrosserie entière, est un travail de professionnel qui nécessite une cabine de peinture, il reste possible, sans trop de risques, de venir à bout des petites éraflures ou rayures qui ne man-queront pas d'apparaître au fil des ans, ne serait-ce qu'autour de la serrure des portes... surtout si votre voiture n'est pas équipée d'une télécommande !
Avant tout, quel que soit la profondeur des rayures, il importe de travailler sur une voiture propre. Vous viendrez à bout des rayures les plus superficielles avec un shampooing lustrant ou avec un produit "efface-rayures". En insistant un peu, ils feront "remonter" la peinture d'origine.
Le polish "efface-rayure" : tout d'abord, il ne faut pas trop en demander, les rayures profondes pourront juste être atténuées... n'espérez pas enlever n'importe quelle rayure avec les produits en vente. Ce qu'il faut savoir, c'est qu'un efface rayure n'est juste qu'un polish plus puissant, c'est à dire qu'il est encore plus abrasif.
Avant d'utiliser un polish, il est nécessaire de connaître quelques notions essentielles. L'utilisation de polish doit se faire par temps sec et à l'ombre. Vous ne devez en aucun cas appliquer du polish en plein soleil et encore moins lorsqu'il pleut ou même qu'il pluviote. Il est vraiment très important qu'il n'y ait pas d'eau sous peine d'avoir à la fin des taches indélébiles. Donc si vous décidez de laver votre véhicule avant, prévoyez un temps de séchage avant toute utilisation de polish.
Autre précision, évitez de passer le lustreur sur les plastiques au risque d'avoir des taches blanches qui ne pourront être enlevées qu'avec des produits spécialisés.
Et si vous ne vous sentez pas l'âme d'un Michel-Ange de la peinture auto, allez donc voir votre carrossier…


R comme Rouille


La rouille constitue le pire ennemi de la carrosserie en métal. La formation de rouille peut être provoquée par les éraflures sur la carrosserie, les petites bosselures qu'on tarde à réparer ou les grosses réparations mal exécutées par les carrossiers surtout en ce qui concerne l'application de la couche de fond. Les trous pratiqués dans la carros-serie pour la mise en place d'équipement nouveaux sont souvent la cause de la forma-tion de la rouille. Il est prudent, après avoir pratiqué les trous, de garnir leurs bords de vernis antirouille. Les jointures des tôles qui présentent des traces de rouille peuvent être protégées par l'application d'une couche de graisse contenant de l'oxyde de zinc.
Peu de choses contrarient autant les propriétaires d'automobile que les points de rouille. Si les ateliers de carrosserie arrivent à faire des réparations pratiquement indécelables, surtout quand les dommages sont considérables, il est toutefois possible de réparer soi-même les petits points de rouille.

S comme Services


Il y a quelques années, c'était la qualité de la réparation qui préoccupait le client. Aujourd'hui, les progrès effectués dans le domaine de l'outillage, dans la conception des véhicules (voitures plus faciles à réparer) et dans les techniques de réparation ont uniformisé cette qualité. Le client recherche en plus du service : prêt de voiture durant les réparations, nettoyage du véhicule avant livraison…


T comme Trousses


La plupart des magasins de pièces et d'accessoires d'automobile vendent des trousses de réparation qui contiennent le nécessaire pour effectuer le travail soi-même : feuilles de fibre de verre, papier abrasif, applicateurs, mastic plastique pour carrosserie, résine et catalyseur.
Si les boursouflures de rouille apparentes sur votre véhicule ne s'écaillent pas, pon-cez la surface jusqu'au métal et remplissez le creux avec le mastic. Étendez le mastic à l'aide d'une cale pour le rendre lisse. Quand le mastic a durci, poncez la surface réparée avec un papier abrasif à grain fin jusqu'à ce qu'elle soit uniforme avec la surface qui l'entoure.
Si les boursouflures de rouille s'écaillent et que la surface est orange, il faudra alors nettoyer complètement la partie rouillée (voire enlever le métal si la surface est percée) et boucher le trou avec de la fibre de verre. Dans tous les cas, suivez scrupuleusement les instructions sur la trousse de réparation.
Mais tout cela demande, pour être parfait, beaucoup de doigté !… Qu'un carrossier, lui, possède !…


T comme Tuning


Le terme tuning provient du verbe anglais " to tune " qui signifie accorder (pour des instrument de musique à l'origine, mais se dit aussi pour le réglage d'un moteur). Le sens d'accorder a été légèrement altéré ici pour signifier optimiser, ou mettre au point.
Le tuning est donc la modification ridicule d'un véhicule de série (automobile, camion, moto, vélo, scooter, etc.) pour des raisons d'esthétiques, et/ou de performances, etc. Le but premier de la préparation automobile (mot francophone) est d'améliorer le véhicule d'origine. Le but second est d'impressionner les autres.
Cela se caractérise, en général, par l'installation d'accessoires intérieurs, extérieurs (éléments de carrosserie, roues et pneus), de pièces mécaniques (sur le moteur, freins, suspensions) ou électroniques (ECU, systèmes multimédia).
Le tuning automobile, c'est la modification de son véhicule. L'art de transformer sa voiture pour se différencier des simples véhicules des concessionnaires. Les "tuners", sont amoureux de leurs oeuvres. Ils achètent, modifient l'état de leurs voitures, pour le plaisir des yeux et des oreilles. Il existe deux catégories de "tuners". Ceux qui montent leur véhiculent, allant jusqu'à peindre des parties mécaniques (moteurs, freins, suspensions) en faisant une voiture de compétition, et les plus "sages" qui préfèrent ne pas allez aussi loin, et qui utilisent leurs voitures tous les jours.

T comme Tuning et Législation


Le tuning automobile concerne toutes les parties de votre véhicule. Allant de la carrosserie, jantes, en passant par le moteur (pour gagner quelques chevaux), puis par la sono... Mais attention : si ce n'est pas sale, ce n'est pas pour autant légal !… Tout n'est pas autorisé…
Chaque pays veille à l'application de ses lois sur la circulation et la conformité des véhicules. Comme les autres, les véhicules personnalisés sont soumis rigoureusement à ces règles tant pour des raisons de sécurité pour la collectivité et les conducteurs que pour l'environnement. Quand une voiture ne respecte pas les normes, elle voit son accès limité aux chemins ou routes privés, ou aux circuits. Tout conducteur pris en infraction est passible d'une amende, et risque de passer au tribunal et de se voir confisquer son véhicule, s'il ne le remet pas dans sa configuration d'origine.
Il semble totalement utopique aujourd'hui de concevoir un projet de tuning conforme aux lois françaises. La raison est simple : il n'existe pas vraiment de législation adaptée aux différentes transformations. La seule possibilité est la réception à titre isolé, qui est très coûteuse et pratiquement impossible dans le cas de modifications apportées à un véhicule déjà homologué par type.
Les adeptes de la discipline évoluent donc dans un flou juridique complet. Pour remédier à ce vide juridique, certains professionnels se sont réunis pour mettre en place la FI2A, la première fédération de tuning qui porte officiellement le nom de Fédération Interprofessionnelle des Accessoires Automobiles. Aujourd'hui, une trentaine de professionnels sont affiliés à ce groupement, leur but est de donner une meilleure image du tuning en France et de permettre aux passionnés de réaliser des préparations tout en respectant les lois et les normes de sécurité. La mission de cette fédération risque d'être longue et délicate mais si le résultat est au rendez-vous, le tuning a tout à y gagner (à commencer par une plus grande reconnaissance).
(Voir aussi http://abctuning.free.fr)


Z comme Zélateur


Le carrossier est un peu le zélateur de l'automobile (il fallait bien trouver un mot en Z, non ?) : il défend l'image de la belle machine…
Nouveaux matériels, nouvelles techniques et pénibilité réduite, le métier de la carrosserie attire de plus en plus une génération qui a grandi avec l'image de la voiture reine. Avec les nouveaux matériaux, les méthodes de réparation ont évolué, les carrossiers ont dû s'adapter, apprendre en suivant régulièrement des formations. Le réparateur doit sans cesse se familiariser aux matériaux et techniques nouvelles.
Cependant, les bases restent toujours valables et il faut toujours avoir le coup de marteau pour redresser un élément. L'électronique devenant très présente, la manutention devient délicate pour les réparateurs. Il faut tenir compte des airbags, ne pas débrancher la batterie de façon intempestive car il faut ensuite réinitialiser les systèmes...
De ce fait, par contre, le métier est moins pénible qu'auparavant, car il existe à présent beaucoup de matériels pour faciliter le travail. Comme, par exemple, le support qui retient une porte en équilibre.
Deux réparateurs étaient nécessaires pour faire l'opération de démontage avant, contre un seul maintenant. Les tables élévatrices permettent de positionner le véhicule à hauteur d'homme, pour redresser une aile, par exemple. Avant on se couchait sous le véhicule. On pense plus " ergonomie ", ce qui réduit les risques pour la santé, comme le mal de dos.
Le métier de carrossier a donc une image valorisante, il est noble, il exige d'être consciencieux. Et rien n'est acquis, car il est en constante évolution, il faut se former régulièrement pour ne pas être rapidement dépassé. Mais le travail n'est pas routinier, il débouche sur un résultat concret et a souvent un aspect artistique, ce qui n'est pas négligeable…


Sources : wikipédia, google

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