St Georges au bord du gouffre
Une association se bat pour faire capoter le projet de carrière de Saint-Georges-de-Mons.
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Des forages ont été réalisés sur des terrains privés. Un mauvais signe pour les habitants…
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St-Georges-de-Mons sait très bien se vendre. D'après son site Internet, la ville est fleurie, entourée de sites grandioses et dotée d'un patrimoine culturel exceptionnel. Voilà pour la carte-postale. Malheureusement, il se pourrait qu'elle soit ternie, à plus ou moins long terme, par une carrière. Mais pas une petite : une énorme, qui pourrait brasser 350.000 tonnes de matériau chaque année. Bien sûr, toute la commune ne serait pas frappée par le bruit, la poussière et le balai des camions. En revanche, les hameaux de La Roche Bouton, Jeansol, Brard, Langlérial, Les James et Blanchet, pour certains situés à Manzat et Chapdes Beaufort, seraient aux premières loges. Et ses habitants ne veulent pas d'un tel spectacle : ils ont donc monté une association (La Reije), dont le but est de sauvegarder les villages et la qualité de vie dans les Com-brailles.
" Nous voulons faire du bruit avant que le carriériste n'en fasse " résume Henri Dziedzik, président de l'association, dont la maison se situe à deux pas du site incrimi-né. Installé au Moulin de Langlérial depuis 1984, cet habitant très remonté n'envisage pas de passer ses vieux jours en enfer. Roger Triphon, dont la famille vit à La Roche Bouton depuis plusieurs générations, non plus : " La carrière se situerait entre nos deux villages. Malheureusement, deux hameaux de 25 habitants, cela n'intéresse per-sonne " déplore-t-il. Les membres de l'association ont d'autant plus de raisons d'être agacés qu'ils ont appris la mauvaise nouvelle de manière détournée, par des propriétaires contactés par un notaire pour céder leurs terrains à prix d'or. Cerise sur le gâteau : le projet s'est ébruité au moins de mars, alors que le maire, Camille Chanséaume, a rencontré les porteurs de projets en janvier… 2008 : " Jusqu'à présent, il s'agissait de démarches à caractère privé. C'est pour cela que je n'en ai pas parlé. Je ne suis ni favorable ni défavorable à la carrière. C'est le conseil municipal qui se prononcera, en prenant en compte le contexte local et le porteur de projet " rappelle-t-il.
Dans un courrier envoyé à la Préfecture en février, il précise que la réalisation du projet implique un transport des matériaux " par voie ferrée au départ de l'extraction ". Une condition rendue possible par la présence d'une ligne désaffectée Lapeyrouse - Volvic. Mais pour l'association La Reije, ce bémol ne suffit pas. Ses adhérents se mobi-lisent donc pour faire capoter le projet : la faune et la flore locale ont été recensées par huissier, et une pétition est actuellement en train de circuler : " manger de ma pous-sière et se taire " ? Une perspective de carrière indésirable, d'autant plus que le parc des Volcans se trouve juste de l'autre côté de la route…
Emmanuel THEROND
Blog de l'association : http://la-reije.over-blog.com/
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